Pédagogie 

Ces séances sont réservées aux établissements scolaires. Les enseignants peuvent inscrire leur classe auprès du Festival à l’adresse : festivaldufilm@compiegne.fr


Maternelles et primaires

Monsieur et monsieur (1965) de Břetislav Pojar et Miroslav Stepánek (43 min)
(À partir de 2 ans)

Une pépite de cinéma d'animation. Deux oursons malicieux "Monsieur" et "monsieur", rivalisent d'imagination délirante pour défendre leur potager, hiberner aux pays des pingouins ou aider une princesse-poisson. Un classique de l'animation tchèque qui nous propose une réflexion sur la générosité, où les représentations sont à la fois figuratives et symboliques, à la manière des fables et de leur morale. Une sélection de trois petits films d'animation tchèques destinés aux plus petits :

La Pêche à la princesse (1965) (14 min)
L'un des oursons attrape un beau poisson, mais l'autre l'empêche de le manger, car cette carpe est en réalité une belle princesse à qui l'on a jeté un sort et qu'il faudrait délivrer en accomplissant quelque exploit.
Blaise, le balaise ! (1973) (15 min)
Alors que les deux oursons se sont donné beaucoup de mal pour planter des légumes, Blaise, un bouc menteur et prestidigitateur, se les approprie. Monsieur et Monsieur vont tout faire pour les récupérer.
Quand on était jeunes... (1967 (13 min)
Les deux oursons partent hiberner au pôle nord où ils sont accueillis par des pingouins dans un confortable igloo. Lorsqu'ils se réveillent au printemps, ils se racontent leurs rêves, mais étaient-ce bien des rêves ?

La petite taupe et la fusée (1965) de Zdenek Miler (37 min)
(À partir de 2 ans)

Nous retrouvons  ici les péripéties de Taupek, l’adorable petite créature que nous avions suivie l’an passé. La petite taupe vit au milieu de la forêt entourée de nombreux animaux. Sa curiosité et sa joie de vivre vont l'entrainer dans des aventures rocambolesques, réparties en 5 épisodes :

La petite taupe et la fusée (1965) (14 min)
La petite taupe au zoo (1969) (7 min)
La petite taupe et la radio (1968) (9 min)
La petite taupe et le bulldozer (1975) (7 min)

Chefs d’œuvres dans l’histoire des dessins animés tchèques, ces petits films à la fois drôles, attachants et beaux, nous offrent un ballet somptueux de couleurs et de formes.


La pie Voleuse (1964) d’Emanuele Luzzati et Giulio Gianini (35 min)
(À partir de 4 ans)

Virevoltantes adaptations des opéras de Rossini aux mille et une couleurs où les aventures des personnages deviennent prétextes à l’évasion vers des univers où tout est possible.

L'italienne à Alger (1968) (12 min)
Lindoro et sa fiancée Isabella, naviguant depuis Venise, font naufrage sur les côtes d’Alger. Ils sont faits prisonniers par le pacha Moustafa en quête d’une nouvelle épouse...
Polichinelle (1973) (10 min)
Dans une petite maison au pied du Vésuve vit un drôle de coquin nommé Polichinelle. Menteur et paresseux, ce dernier est poursuivi par sa femme et par les gendarmes. Il se réfugie sur le toit et se met alors à rêver de triomphe et de gloire.
La pie voleuse (1964) (10 min)
Trois rois partent en guerre contre les oiseaux. Une pie leur résiste et sauve leur droit à demeurer dans la forêt.

Le livre de la jungle (1967) de Wolfgang Reitherman (78 min)    
(À partir de 5 ans)

La panthère Bagheera découvre dans la jungle un jeune enfant abandonné. Elle décide de le confier à une famille de loups qui l'élève comme un louveteau. Alors que Mowgli a dix ans, le tigre Shere Khan approche du territoire des loups. Pour éviter à l'enfant une fin inévitable, les loups l'éloignent et décident de le confier aux hommes d'un village proche. C'est Bagheera qui le conduit. Pendant leur voyage, ils feront de nombreuses rencontres, parfois redoutables.
 
Cette adaptation du livre éponyme écrit par Joseph Rudyard Kipling en 1894, pose la question de comment vivre ensemble ? Les thèmes comme le respect des lois, l’acceptation de la différence et la tolérance, L’Homme et la nature (l’importance de prendre soin de notre nature), font de ce dessin animé un beau message de fraternité entre les êtres vivants venus du règne animal et du monde des hommes, qui nous rappelle qu’il en faut peu pour être heureux !

Alice au pays des merveilles (2009) de Tim Burton (109 min)    
(À partir de 6 ans)
Avec Johnny Depp, Mia Wasikowska, Helena Bonham Carter
 
La jeune Alice Kingsleigh, 19 ans, est un grand sujet d’inquiétude pour sa mère. Rêveuse, solitaire et anticonformiste, cette dernière s’apprête à subir un mariage forcé avec un jeune lord pour qui elle n’éprouve rien. En pleine cérémonie, Alice surprend un lapin blanc, doté d’un gilet et d’une montre à gousset, qu’elle suit jusqu’à chuter dans une étrange crevasse. Elle se retrouve alors dans un pays peuplé de créatures surprenantes et de mystérieux habitants qui la considèrent comme leur sauveuse face à la terrible Reine Rouge. Persuadée d’être dans un rêve, Alice semble toutefois déjà connaître ce mystérieux endroit qu’elle aurait visité étant enfant.
 
Cette libre adaptation des œuvres de Lewis Caroll nous plonge dans L’Angleterre victorienne, avec ses mœurs puritaines. On y retrouve l’univers loufoque de Tim Burton, où sont abordés les thèmes suivants : le passage de l’enfance à l’âge adulte, la psychanalyse des contes de fées.
Récompensé de 4 Oscars pour ses décors, costumes, son et effets visuels, ce film nous offre des trésors d’imagination graphique, des effets d’optique grandioses, et constitue un enchantement visuel, pour les petits et les grands !

La guerre des boutons (1962) d’Yves Robert (90 min) (À partir de 9 ans)
Avec André Treton, Martin Lartigue, Pierre Trabaud, Jean Richard, Michel Galabru

Deux villages, Longeverne et Velrans, sont en guerre. C'est la guerre que mènent chaque année les écoliers des deux communes. Quand la troupe de Longeverne commandée par le grand Lebrac fait un prisonnier, on soustrait à ce dernier tous ses boutons. Cette méthode remporte un franc succès, à tel point que les troupes, pour éviter cette extrême humiliation, se mettent à combattre nues.

Enorme succès populaire à sa sortie, La Guerre des boutons, adaptation du roman éponyme écrit par Louis Pergaud, fut récompensée par le Prix Vigo (prix décerné aux « auteurs d’avenir »pour l'indépendance de leur esprit et la qualité de leur réalisation) en 1962. En réalisant cette histoire épique, dans laquelle la jeunesse constitue le véritable héros du film, Yves Robert a surtout « voulu traiter l’œuvre avec la plus grande liberté possible envers Pergaud, ne pas rester prisonnier du texte mais donner de l’air ». Style très direct, répliques percutantes et humour spontané font de ce film une ode à l’enfance sans mièvrerie. La notion de pouvoir est ici traitée, ainsi que les relations parents-enfants. Le film nous offre aussi une réflexion sur le langage, la vie à la campagne et l’école dans les années 1960.

L’enfant sauvage (1969) de François Truffaut (84 min)(À partir de 9 ans)
Avec Jean-Pierre Cargol, François Truffaut, Françoise Seigner, Jean Dasté 

En l’été 1798, des paysans capturent, dans une forêt de l’Aveyron, un enfant sourd et muet, hirsute et nu, marchant à quatre pattes, et qui se nourrit de glands et de racines.
Cet “enfant sauvage” est emmené à Paris, à l’Institut des sourds-muets où il devient un objet de curiosité pour les visiteurs. Le professeur Pinel, le considérant comme un idiot irrécupérable veut l’envoyer à l’asile de fous de Bicêtre. Un jeune médecin de l’institut des sourds-muets, le docteur Itard, obtient la garde de l’enfant. Dans sa maison, avec le concours de sa gouvernante, Mme Guérin, Itard entreprend de tirer “Victor de l’Aveyron” de sa nuit, de le faire accéder à l’humanité.
 
Inspirée d’une histoire vraie, celle de Victor de l’Aveyron, cette œuvre magistrale récompensée en 1970 par le Prix Méliès (prix décerné au meilleur film français ou la meilleure coproduction française), met en scène les thèmes de la différence et de l'acceptation de l'autre. François Truffaut signe ici l’un des films les plus touchants sur l’apprentissage de la communication. Le cinéaste dépeint également avec brio le processus par lequel l’homme tente de civiliser l’enfant sauvage, et nous propose une réflexion sur le rôle de la culture, du langage et de l’éducation.


Collèges et lycées

Du silence et des ombres (1969) de Robert Mulligan (129 min)
(À partir de 12 ans)
Avec Gregory Peck, Brock Peters, Robert Duvall, James Anderson
 
En 1932, à Maycomb, une petite ville d'Alabama. Un avocat, Atticus Finch, veuf et père de deux enfants, Scout et Jem, est amené à défendre Tom Robinson, un ouvrier noir qu'un fermier brutal, Bob Ewell, accuse d'avoir tenté de violer sa fille. Finch n'a cure des menaces d'Ewell et de sa bande d'ivrognes et prend le dossier en charge. A la veille du procès, les fermiers excités par Ewell prennent d'assaut la prison dans l'intention de lyncher Robinson. Finch monte la garde devant la cellule et le pire est évité grâce à une initiative de ses enfants. Lors des débats, l'avocat n'a aucune peine à démontrer l'inanité des accusations qui pèsent sur Robinson... 
Adapté du best-seller d’Harper Lee Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, Du silence et des ombres effectue une plongée dans l’Amérique ségrégationniste des années 1930. Humaniste par l’ambition affichée de son sujet et souvent perçu comme un vibrant plaidoyer contre le racisme, le film fut récompensé par trois Oscars, dont celui du meilleur acteur pour Grégory Peck. Parsemé de détails sur la vie et les mentalités de l'époque, Du silence et des ombres se présente comme un récit d’apprentissage symbolisant la perte d’une innocence enfantine. Une œuvre majeure, tant sur papier que sur pellicule, avec une portée didactique forte, et qui figure depuis plusieurs décennies au programme des écoles américaines.

L’enfant sauvage (1969) de François Truffaut (84 min)(À partir de 9 ans)
Avec Jean-Pierre Cargol, François Truffaut, Françoise Seigner, Jean Dasté 

En l’été 1798, des paysans capturent, dans une forêt de l’Aveyron, un enfant sourd et muet, hirsute et nu, marchant à quatre pattes, et qui se nourrit de glands et de racines.
Cet “enfant sauvage” est emmené à Paris, à l’Institut des sourds-muets où il devient un objet de curiosité pour les visiteurs. Le professeur Pinel, le considérant comme un idiot irrécupérable veut l’envoyer à l’asile de fous de Bicêtre. Un jeune médecin de l’institut des sourds-muets, le docteur Itard, obtient la garde de l’enfant. Dans sa maison, avec le concours de sa gouvernante, Mme Guérin, Itard entreprend de tirer “Victor de l’Aveyron” de sa nuit, de le faire accéder à l’humanité.
 
Inspirée d’une histoire vraie, celle de Victor de l’Aveyron, cette œuvre magistrale récompensée en 1970 par le Prix Méliès (prix décerné au meilleur film français ou la meilleure coproduction française), met en scène les thèmes de la différence et de l'acceptation de l'autre. François Truffaut signe ici l’un des films les plus touchants sur l’apprentissage de la communication. Le cinéaste dépeint également avec brio le processus par lequel l’homme tente de civiliser l’enfant sauvage, et nous propose une réflexion sur le rôle de la culture, du langage et de l’éducation.

Le trou (1960) de Jacques Becker (132 min)
(À partir de 13 ans)
Avec Michel Constantin, Jean Keraudy, Catherine Spaak, Jean Becker
 
Dans une cellule de la prison de la Santé, quatre détenus savent qu’ils ne reverront pas la lumière du jour avant bien longtemps, risquant tous de lourdes peines. Il y a là Jo, Roland, Manu et Vosselin. Ils prévoient de s’évader en creusant un trou dans le sol pourtant bétonné de leur cellule. Mais ce projet d’évasion bien ficelé se trouve soudain compromis lorsque l’on transfère dans leur cellule un nouvel arrivant, Claude Gaspard. Ce dernier est pour sa part accusé d’avoir tiré sur sa propre femme avec l’intention de la tuer. Mais est-ce un crime suffisamment grave pour lui donner envie de fuir la prison ? Faut-il lui confier le projet d’évasion ou pas ? 
Adapté du roman de José Giovanni et de son expérience personnelle qu'il avait vécue avec Jean Keraudy, le film évoque avec justesse l’atmosphère de l’univers carcéral. Salué comme un chef-d'œuvre par François Truffaut, et sans doute l’un des plus beaux films de Jacques Becker, Le trou demeure un modèle de mise en scène : une œuvre forte, au caractère de documentaire. Tenant absolument à une totale authenticité, Jacques Becker confia à Jean Keraudy son propre rôle.
Décrivant le thème de l’amitié virile, ainsi que l’humanité des personnages et le grand souffle de la Liberté contrariée qui les anime, ce film s’impose comme un film singulier.

L’enfance nue (1968) de Maurice Pialat (83 min)
(À partir de 13 ans)
Avec Michel Tarrason, Raoul Billerey, Henri Puff, Maurice Coussinet, Pierrette Déplanque

Trimballé de famille en famille, François est un enfant de l'assistance dit difficile. Il s'illustre par ses bêtises. Il semble enfin trouver la stabilité lorsqu'il est accueilli par un vieux couple, Pépère et Mémère, qui accueille déjà un enfant de l'Assistance, Raoul. Dans cette famille, il s'attache énormément à la vieille grand-mère, qui malheureusement décède. Après avoir provoqué un accident en jetant des clous de chemin de fer sur une voiture, il est renvoyé dans un centre... 
En pleine France chamboulée par les événements de 68, Maurice Pialat signe là son premier long métrage. Récompensée en 1969 par le Prix Jean Vigo (récompense chaque année un « auteur d’avenir »pour l'indépendance de son esprit et la qualité de sa réalisation), L’enfance nue dépeint aussi bien la pauvreté sociale que la tristesse humaine. Dans cette fiction (initialement prévue sous forme de documentaire sur l’enfance de l’assistance publique française), François est le témoin d'une France blessée, en crise, qui ne sait que faire de ses enfants abandonnés.
Rien d'étonnant à ce que François Truffaut ait produit ce premier film de Maurice Pialat : têtu, solitaire et blessé, le héros de L'Enfance nue est le frère spirituel d'Antoine Doinel des Quatre Cents Coups.


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